Photographie noir et blanc de Pavel Chinsky réalisée au cours de son stage à L'école du regard

, écrit par dans la catégorie Blog.

Lorsque Pavel Chinsky m’a contactée, sa demande d’un stage intensif sur un week-end m’a permis de repenser la question suivante : comment progresser (vraiment) en photo, quand on a déjà un certain niveau technique, quand on a déjà été de-ci, de-là faire des photos, et quand on a pas le temps de suivre une formation longue ?

Pour répondre efficacement à son besoin de progresser, il s’agissait de mettre en place le meilleur dispositif pour que Pavel retire vraiment quelque chose de sa formation :
- quelque chose qui ne serait pas un truc, ni des recettes ;
- quelque chose qu’il aurait expérimenté plutôt que suivi (on suit un cours mais on fait des photos) ;
- enfin, quelque chose qu’il aurait gagné lui-même par son travail et sa ténacité à l’issue d’un certain cheminement.

En bref : plonger dans la vraie vie, la vraie photo, celle que l’on approche sans filet !

J’ai donc proposé à Pavel de travailler deux jours de suite l’approche de la photographie d’auteur, avec l’objectif d’approfondir son regard sur le sujet et sur sa photo.

Nous avons travaillé la photographie, vraiment, pendant deux jours. Et à la fin du stage, il y avait de belles images de Belleville mais surtout… de l’expérience !

Je vous invite à découvrir le commentaire de Pavel sur son stage :

« C’est grâce à l’excellent ouvrage de Savine Dosda, « Apprendre à photographier en noir et blanc » déniché d’occasion sur Priceminister, que j’ai été tout naturellement amené à la contacter pour m’inscrire à un stage intensif.

Je voulais progresser dans mon approche de la photo de rue, alors elle m’a suggéré d’approfondir ma photographie au cours d’un stage de perfectionnement dont le leitmotiv était : « pour aller plus loin, il faut apprendre à boucler la boucle ! ».

Et là, rien ne s’est déroulé comme prévu…

Au contraire de tant de stages photo ultra-directifs et inhibants, rien ne s’est déroulé « comme prévu » dans le stage suivi avec Savine Dosda car celui-ci a été une réelle « expérience », permettant d’aboutir à un résultant non pas de manière rectiligne, mais à travers une évolution personnelle que Savine a su prendre en compte et accompagner.

Une fois rentré chez soi après la première partie du stage, confronté aux clichés de la journée affichés sur Lightroom, l’évidence s’était imposée :  tout, ou presque, était à revoir. La forme : renoncer au 50 pour chausser un 28. Le fond : se concentrer non pas sur un quartier, mais sur une unique rue. Se désintéresser de l’architecture, des fresques urbaines au profit des silhouettes et des regards. In fine, rien, ou peu s’en faut n’est resté de la première journée, judicieusement dite « d’exploration ». Au profit de la deuxième, avec un œil plus exigeant et sûr de soi.

À considérer que la faculté d’adaptation est l’essence-même de la « photographie de rue », ces deux journées se sont donc révélées exemplaires. »

Pavel Chinsky

Et pour voir ses images intitulées Belleville sketches ? Cliquez ici !

 

Les commentaires sont fermés.