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Aujourd’hui, à l’abbaye de Montmajour, j’ai pris des sacrés visages dans la figure. Et ça fait du bien, après un début de Rencontres un peu décevant.

Depuis le magnifique cloître de l’abbaye, on accède à deux expositions de portraits : Face à face de Vincent Perez et Don’t move de Patrick Swirc. C’est de la seconde que je vous parlerai aujourd’hui, car elle n’est pas loin d’être sortie gagnante, à mes yeux, de l’inévitable comparaison.

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Catherine Deneuve / Patrick Swirc

J’ai vraiment pris du plaisir à être parmi cette galerie de portraits magistraux. Des images fortes, des instants justes, des regards intenses, un sens de la lumière et du cadrage au plus près. En bref, des portraits que j’ai envie de qualifier de virils et qui communiquent leur énergie. Et cela, au delà de la notoriété de la star qui est photographiée.

L’accrochage, avec ses ensembles de tirages imprimés en faux quinconce sur une même bâche arrache les portraits à la rigueur épurée du lieu, le désacralise et lui apporte du mouvement. On pourra reprocher que certaines photos pâtissent en termes de densité de cette impression collective (je pense notamment au portrait de Romain Duris, un poil sombre), mais c’est un moindre mal et je me garderai bien de bouder mon plaisir, tant la rencontre avec ces images m’a vivifiée.

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Il est des bonnes photographies comme des bonnes expériences : elles ont l’art de remplacer en un tour de main toutes les autres dans notre mémoire. Une chose est sûre : en ce qui concerne les actrices Gong Li et Catherine Deneuve, les portraits qu’en a réalisé Patrick Swirc ont clairement supplanté beaucoup d’autres.

Gong Li / Patrick Swirc

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