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Vue de l'exposition de David Bailey à Arles

 

J’ai inauguré aujourd’hui mes visites arlésiennes avec Bailey’s Stardust, une rétrospective du portraitiste britannique David Bailey. Cette exposition organisée par la National Portrait Gallery de Londres présente à L’église Sainte-Anne des clichés de stars comme d’anonymes.

Ne connaissant pas le travail de ce photographe, j’ai essayé de trouver mes marques dans son travail et cela ne fut pas chose facile, compte tenu du grand nombre de photographies présentées et de leur caractère disparate (photos de stars, photos intimes de sa famille, photos d’anonymes, portraits de reportage et portraits mis en scène, etc.).

En outre, quand les modèles sont des stars, il est parfois difficile de savoir dans quelle mesure l’image nous plaît car nous connaissons la personne représentée. Ainsi, j’ai bien sûr apprécié de découvrir le visage d’Ansel Adams dans son jardin, éclaté de rire devant le portrait de Damien Hurst nu étreignant un boeuf écorché et cherché longuement à percer à jour l’expression mystérieuse de Brassaï.

Mais les photos qui m’ont plu en tant qu’images, et que je garderai dans mon musée personnel sont trois portraits de femmes : Kate Moss, le visage comme découpé dans un papier, Jane Birkin semblable à un oiseau ébourriffé, toutes deux présentant des yeux extraordinaires bordés de franges noires.

Vue de l'exposition de David Bailey Vue de l'exposition de David Bailey à Arles

 

Et enfin un petit tirage de Catherine, la femme du photographe, d’une sensualité à fleur de peau.

Vue de l'exposition de David Bailey à Arles

 

J’allais partir à moitié convaincue malgré tout par l’ensemble de l’exposition, quand j’ai vu cette dernière image, monumentale par sa force d’évocation : l’œil de Man Ray, sombre, profond, exigeant, regardant en lui-même.

Je n’avais jamais vu le portrait d’un œil avant. Mais pour ce choix radical de cadrage qui sied si bien à l’homme qu’il représente, je salue le talent de David Bailey.

Vue de l'exposition de David Bailey à Arles

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